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[reportage] Enduro Iraty 2012

Reportages - Enduro

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Nicolas Martinaud - Iraty 2012En suivant les news sur QuadLib, vous savez donc que Nicolas Martinaud (Can-Am 450 XMX N°1 Quad Bike Evasion) vient de remporter pour la seconde fois l’enduro Iraty. Il rentre dans la « légende » de cette épreuve pour être le premier à empocher deux victoires d’affilé, c’est dire si l’épreuve est complexe... Mais si l’on peut saluer cette performance, il ne faut non plus oublier l’extraordinaire week-end que nous avons passé, tous et toutes, pilotes, assistances, organisateur, public, sous une météo parfois difficile avec  souvent la tête dans les nuages mais heureusement sans pluie ni température trop basse.

Le circuit change, le vainqueur reste…


On peut résumer les choses simplement : tout s’est merveilleusement bien passé. Une vraie course, unique, maitrisée par l’organisateur, sans gros bobo ni bug mais avec juste ce qu’il faut d’aventures, de rebondissements. Du quad comme nous l’aimons tous !

 

L’iraty fait peau neuve

Pour cette édition, l’organisation de l’enduro Iraty, a dû modifier quelque peu ses plans. En effet différentes contraintes ont forcé toute l’équipe de Soule Quad Passion à revoir sa copie quant au tracé de l’épreuve, au point même de changer de place le cœur de la course, à savoir les paddocks. Mais les gars n’étant pas des chiffes moles, le défi  fut relevé et les décisions prises furent les bonnes. Bonnes à un tel point, que de l’avis de tous les pilotes, cette édition, par la qualité de son tracé, l’emplacement du parc coureur (dans un camping), le nombre de bénévoles déployés et le déroulement sans fausse note en font certainement la meilleure cuvée depuis 2007. Pour rappel, arriver à réunir tous ces éléments reste un petit exploit, puisque l’intégralité de l’enduro se déroule en moyenne montagne, dans une zone sensible, soit entre 1000 et 1600 mètres d’altitude, avec un relief des plus accidentés… Bravo !

 

Fonctionnel

La méthodologie de cet enduro Iraty possède un « côté pratique ». En effet tout est centralisé sur 2 points : Les paddocks, idéalement installé dans un camping blotti dans une superbe forêt de hêtres et le départ des 2 spéciales et donc des liaisons situés un peu plus bas, à 500 m de là, en bordure de route… L’intérêt reste multiple, facilité d’accès, les assistances peuvent suivre aisement leur pilote, gestion des chronos simplifiée, Team et au public, toujours au centre de l’action etc…

 



Tous n’étaient pas là

Comme cela arrive parfois, une autre épreuve, et pas des moindre, se déroulait le même week-end, une manche du Championnat de France d’endurance (merci la FFM pour ce calendrier bien adapté..!). Du coup de bons pilotes habitués de l’Iraty, mais d’autres également, ont du faire un choix en privilégiant l’endurance plutôt que l’enduro. Cela aura eu deux effets négatifs sur l’Iraty, une perte d’effectifs (environs 10 compétiteurs de moins) dont une réduction de présence au niveau des tops rider. Pour compliquer encore, on rajoute à cela d’autres enduro/baja qui ont vu le jour cette année (les pilotes ne peuvent pas être partout) et une conjoncture qui continue à être difficile. Ces trois points semblent expliquer  la désertion d’une quarantaine d’équipages cette année (87 partants en Classic et 45 en Elite). Certes, il ne faut pas en profiter pour tirer vers le bas ceux qui étaient présent, mais nous aurions eu ne serais-ce que deux garçons de plus comme Bastien Paquereau et Anthony Sousa Borges ça aurait rajouté du piment à la chasse au podium…

 




Vitesse et précision de pilotage.

Les absents ont toujours tort, et vu les chronos de Nicolas les "absents" n'auraient pas eu la partie gagnée… Car il faut bien reconnaitre, que le pilote Quad Bike Evasion à littéralement survolé l’épreuve, en offrant le pilotage le plus « vite » et en gérant également conjointement avec son assistance (merci à eux !) parfaitement sa course et le maintien en bonne santé de son 450 XMX, une crevaison sur le week-end comme seul réel problème… 

Derrière, les pilotes ne sont pas dans le même rythme, pour diverses raisons, mais font évidemment de leur mieux. Ils sont également habitués à ce type d’épreuve, longue, difficile ou souvent une casse, une crevaison ou une entorse au règlement font tomber la sanction immédiate en rétrogradant de quelques places voir à l’abandon pur et simple… Arriver à parcourir 60 km par boucle (6 fois en Elite, 4 fois en Classic), en se tapant 2 spéciales de 10 bornes à chaque tour ne prend pas en compte le hasard, en tout cas pas sur une aussi longue période. Seul les meilleurs, au quad fonctionnant parfaitement, à l’assistance rodée iront jusqu’au bout (le podium) tellement, dans ce pilotage à vue, en montagne, sollicite pilote et machines dans la durée…

 

 

 

Insolent !

Du haut de ses 26 balais, caracolant en tête, gagnant tour après tour, dès le Samedi, non pas des secondes mais des minutes sur ses poursuivants, Nicolas, semble bien le seul capable de choisir sa voie et de définir son destin lorsque tout sera dit, Dimanche sous le drapeau à damier (il était ou d’ailleurs le drapeau, hein Pascal ???). Il vont bien tenter derrière de suivre, au moins un tour ou deux, mais ensuite, il faut bien dire que,  les soucis de chacun, parfois juste « tenir », parfois contre celui qui vous « pousse au cul », parfois en lutte contre des crevaisons ou plus grave des casses, ne leur facilite pas la tâche.

 



4 scratcheurs, 1 vainqueur !

A la lecture des chronos, face aux 5 spéciales gagnées par Nicolas, les hommes forts (ceux qui gagneront des spéciales) tiennent dans une main. Il est notable que ces garçons auront leurs minutes de gloire, à part l’un d’entre eux (Guillaume mulatou), uniquement en seconde partie de course, quand Nicolas lâchera un peu de mou, avec ses 8 minutes d’avance. Les poursuivants toujours en bataille continueront à « s’entre déchirer ».

Christophe Paquereau (KTM 525 N°2 Team Quad 16), finira trois, toujours bien là, pas en forme le Samedi, il se crachera dans les mains le Dimanche pour s’emparer à coup de secondes des spéciales 7/11/12, ce qui en fait le « vieux » le plus rapide de cette édition tout de même !

 

 

 

Arrive un des pilotes de la délégation espagnole, Antonio Trillo Calvo (Suzuki LTR 450 N°9 K?PU). Antonio monte en puissance au fur et à mesure des spéciales, avec des temps moyens au début il arrive en fin de journée Dimanche à emporter les spéciales 9/10 toujours pour une poignée de secondes sur Nicolas. C’est bien mais pas suffisant pour « accrocher » le français. Antonio, sera le performer de cette édition, le seul à grappiller en vitesse et à la volonté pour enfin arriver sans rien lâcher et en prenant tout, sur la seconde marche du podium. Belle perf et Viva Espana !  

 

 

 

 

 

Un autre type de pilotage, avec Jean Philippe Béziat (Honda 700 XX N°4 Boutiquad), qui tenait la seconde place Samedi. Son pilotage moins agressif, plus « rallye » montrera son efficacité mais pas suffisamment face à d’autres plus incisifs, il termine 4 avec à son actif une seule crevaison sur l’ensemble du parcours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin même si il n’a gagné aucune spéciale, un outsider montra le bout de son bumper en jetant une menace direct sur Christophe et Jean Philippe. Yvon Couegnat (KTM 525 N°25 Quad RS) était 5 Samedi soir, et pas si loin, il avait une carte à jouer, mais la course en a décidé autrement, après une courte incurtion dans le top 3, il retournera 5 jusqu’à la fin. Il pouvait brouiller les cartes, profitant notamment d’une crevaison de Christophe Paquereau en départ de spéciale (la 5eme), mais ce ne sera pas le cas…

 




Patte de lapin, fer à cheval, y’a plus que ça…

Le grand perdant de cette édition, il en faut toujours un, c’est Guillaume Mulatou (KTM 525 N°3 Quad RS GMT). Il était le seul, Samedi, à pouvoir aller chercher Nicolas Martinaud. Il l’a démontré de la plus belle façon en remportant les spéciales 2/3 et en mettant env 30 secondes (la flemme de compter !!) sur chacune à Martinaud… Il pouvait donc prendre la main. Mais, car il y a un mais, Guillaume avait déjà perdu tout espoir bien avant  en cassant sa chaîne dans la sp1, puis plus tard c’est  son étoile de roue arrière (et pas son train avant comme je l’ai dit dans la news) qui  lâche. Du coup Bye bye Guillaume, autant vous dire qu’il avait les boules… Poissard ? Pour info en 2013 son N°3 est à vendre …

D’autres connaissent quelques douleurs, Dimanche en milieu de matinée Wilfrield Hadjadj, Yamaha Grizzly N°29, passera par-dessus son guidon, un peu secoué il rejoindra le départ de la spéciale et sera pris en charge « par sécurité » par une équipe de secours. Pas de bobo.  Au final deux autre pilotes iront au tas, Samuel Champommier  (Can-Am Renegade 800 N°48 ATTC) s’abimera une épaule, alors que Arnaud Moysan (Kawasaki KFX 700 N° 166 Redek Breizh ) aura également un contact de principe avec les secouristes et un soucis au pied.

 Au même moment, Diego Castells Endreu, Suzuki LTR 450 N°11, se fait récupérer par son assistance à l’autre bout du tracé, le moteur en a assez…

Chez les Toulousain en Classic, Alexandre Combier, poussin de 32 ans, 1m90 au garot, 110 kgs, une belle bête, (Honda 700 XX N°104 Team WarmUp Aventure) mettra la pression d’entrée. Première spéciale en tête, mais la suite est plus compliquée… Toujours là Dimanche matin, il casse sa chaîne sur la seconde spéciale, rejoint son assistance à pied, passage aux stands, retour dans les bois, puis re-départ mais hors-jeu, il finit pour le fun.

Même l’organisation, subit ce jour du « saigneur » (cherchez pas la faute) et doit réagir rapidement en neutralisant la zone goudronnée sur le retour de liaison. En effet les nuages ont pris possession du haut du site et la visibilité exécrable rend le pilotage aléatoire… Vu les risques (quelques précipices…), Pascal Aflatet préfèrera faire ralentir les pilotes sur quelques kilomètres. Du coup les marshall, avant l’envoi de la seconde boucle, effecturont une rotation pour valider le tracé.

 

 

Fausses blondes

Voilà pour les scratcheurs. Allons du côté des filles maintenant, elles étaient 4 (1 en Elite, 3 en Classic) et toutes ont fini. Ce qui est une bonne nouvelle surtout que côté mecs c’est loin d’être le cas…  La seule en Elite était Betty Kraft (Polaris Outlaw N°18), elle remporte donc  (!!!) sa catégorie, facile diront certain ! Mais elle termine déjà l’épreuve (pour rappel, 45 partants, 28 à l’arrivée…) mais en plus pas si mal placée puisqu’elle pointe son Outlaw à la 18 eme place. Betty s’est dite particulièrement à l’aise sur ce tracé. Elle remercie les nombreux Marshall toujours là en cas de soucis mais surtout deux pilotes concurrents, roulant dans la même minute, l’un, Laurent Kint (Can-Am DS 450 N°12) n’hésitera pas à s’arrêter pour aider « la fille » qui connaissait un problème d’embrayage, puis c’est au tour de Christophe Petigny (Honda 700 XX, N°17) qui jouera à l’ange gardien durant les liaisons, en suivant la seule "fausse blonde" Elite en course. Betty tenait à remercier chaleureusement ces deux pilotes aussi qu’adorables que galants. C’est dit !

Un petit clin d’œil aux autres nanas qui couraient en Classic (mais pas avec des quads de gonzesses !!!) et finissent au coude à coude. Dans l’ordre : Laure Tonetto (Can-Am Renegade 800 N°126 Team Warmup Aventure), Virginie Picard (Polaris Sportsman 850 N°157 Horizon Evasion) et pour terminer Laurence Douhine (Polaris Scrambler 800 N°168 Quad Nature Respect), z’avez vu les machines ??!! Bravo les filles.

 

Francophones

Ils étaient trois, roulaient en 4x4.  Ils sentaient bon la bière, la dentelle, le Waterzoï et les gaufres caloriques. Mais sur les pistes de l’Iraty ils ont envoyé la purée ! Nos Belges francophones étaient là et bien présents. Deux couraient en Elite, Sebastien Guyette (Can-Am Outlander N°10 Olinox Racing Parts), Olivier Devos (Can-Am Outlander N°8 Olinox Racing Parts) et le très « âgé » dont soit disant c’est la der des der, Patrick Michils (Can-Am Outlander 800 N°13 Olinox Racing Parts). Vous me direz, pourquoi parler des Belges ? Et bien déjà parce qu’ils sont venus, fidèles de l’épreuve, mais qu’en plus ils ont tortillé du Français et de l’Espagnol durant tout le week-end ! En Classic, Patrick fini premier 4x4 et 6 au scratch, alors que ses deux compères terminent respectivement : premier 4x4 et 7 au scratch Elite pour Sébastien (qui aura frisé la catastrophe, son châssis présentant une fêlure importante) et second 4x4 soit 9 au scratch pour Olivier. Y’a pas à dire, quand le Olinox Racing Parts se déplace ce n’est pas pour se marrer, bien que…

 

Mulatou Ibérique

Puisque l’on est dans les gros baroudeurs 4x4, une pensée amicale à un gars du sud, plus précisément d’Espagne,  El signor Ramon Montoya Sanchez (Can-Am Renegade 800 N°7 Grupo AAB- Oftrack) qui comme l’an passé, une sorte de Mulatou Ibérique, a de nouveau cassé son quad (encore à l’arrière gauche) en liaison le Samedi et malgré toute sa bonne volonté, doublée de la vigueur de son assistance (ils sont terribles !!!) a dû jeter l’éponge, hélas, Samedi soir… Vaya con dios compagneros ! Sacrée ambiance autour de la semi des Espagnols. Plusieurs équipages étaient présents, et le spectacle valait le détour surtout lorsque la cuisse de cochon « jambonisée » régulièrement tranchée et arrosée finissait l’ambiance convivial et accueillante du stand…

 

Trophées de marque

Polaris et KTM continuent leur aventure en encourageant leurs pilotes à concourir sur les enduros.  Chez Polaris, moultes catégories ont égayé la remise des prix (toujours animée par Guy Lux/Chevrot). Que ce soit en Classic et en Elite, les Outlaw, Scrambler, Sportsman ont tous été cités, à un tel point qu’une page complète ne suffirait pas pour résumer la longue liste des différents podiums. Vous avez d’ailleurs à ce sujet un tableau complet en bas d’article. Voici tout de même les trois tops au scratch Elite : 1er Nicolas Pujol sur Outlaw N°22 fait 8 au scratch, second Vincent Brossard sur Sportsman N°39 fait 10 au scratch et Hugo d’Agostin sur Outlaw fait 11 au scratch.

Chez KTM c’est plus simple, du coup j’en profite également pour citer les trois vainqueurs de la marque Autrichienne en Elite. 1er Christophe Paquereau fait 2 au scratch, second Yvon Couegnat fait 5 au scratch, il n’y aura pas de trois dans le classement.

Juste une question, vu le nombre de quad Can-Am en course, ils s’y mettent quant au trophée de marque les gens de BRP, hein ????

 

 

 

 

On ne peut qu’attendre la prochaine édition en 2013 et souhaiter qu’elle profite d’aussi bonnes conditions. Encore merci à tous et toutes pour votre accueil et plus principalement à Pascal Aflatet et Laure  son épouse pour leur gentillesse indéfectible, ainsi qu'à tous les autres qui se reconnaitront !

 

 

 

Retrouvez les résultats sur la news du direct

 

 

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