Depuis 2 ans on peut dire que le marché du quad prend une progression fulgurante, l’homologation y est pour beaucoup puisqu’elle a amené au quad une nouvelle clientèle.
Nous parlons même aujourd’hui d’un effet de mode, alors les constructeurs toujours à la recherche de la machine coup de foudre nous sortent à tour de rôle de nouveaux engins pour s’évader.
C’est au tour de Yamaha de sortir une machine hybride sur base de la mécanique du 660 Grizzly. C’est un « side by side vehicul » pour faire fashion, bref un véhicule 2 places cote à cote.
A la vue de la machine, la première question que l’on se pose est, sommes-nous en présence d’une nouvelle génération de 4X4 ou de Quad tout terrain ?
Ne cherchez pas il n’y a pas de réponse, plus exactement, personne n’est d’accord sur ce sujet … même pas entre nous
Visiblement le duo Martin-Motos / Cat’roues fonctionne bien car chez eux pour faire un essai on ne vous accueil pas avec des blablas, mais avec l’espace nécessaire et tout ce qu’il faut pour réaliser un véritable essai appuyé par l’expérience de Fabrice de Yamaha Motor France et de la qualité de
du non moins prestigieux Gregory Lassaigne.
Amis membre de Quadlib, accrochez-vous à vos ecrans, ça va remuer.
Tout d’abord Fabrice nous explique cette machine, sa mécanique est tirée du 660 Grizzly posée sur une structure tubulaire rigide. L’habitacle possède de merveilleux arceaux de sécurité avec des poignées bien placées pour se tenir et des sièges baquet apportant un bon maintient. La ceinture de sécurité est-elle aussi bien utile et appréciable.
Cette machine à une vocation utilitaire et loisir, elle est équipée d’une benne basculante suffisamment spacieuse, d’un attelage ( en option L ) et d’un moteur suffisamment joueur pour se lâcher.
Les premiers tours se font en tant que passager avec au volant (ça fait drôle de ne pas dire guidon) Fabrice. C’est une bonne chose, nous comprenons très vite qu’il est préférable d’avoir une bonne démonstration riche en explication avant de prendre les commandes.
Dans un premier temps Fabrice m’emmène sur les croisements de pont, visiblement passé sans encombre.
Puis une belle montée et une descente bien prononcée. Une bonne prise d’élan en bas de la montée et l’obstacle se passe sans difficulté, premier coup de bleuf.
Fabrice passe dans une portion plus technique et beaucoup plus vallonnées au milieu des bois avec des devers dans tous les sens.
A ce moment précis les poignées ne paraissent plus être des gadgets, il est préférable de bien se tenir et la ceinture de sécurité porte bien son nom.
Une montée, une descente, un devers une autre descente et là Fabrice se tourne vers moi pour vérifier ma couleur.
Fabrice : ça va ? Tu vois la montée devant ? A ton avis sa passe ? (tout en appuyant sur le bouton 4X4)
Quadlib : quelle montée, tu parle du mur devant nous ?
Pas le temps de dire ouf, le 660 rugis et le rhino escalade (il n’y a pas d’autre mot) la montée pour franchir un magnifique devers et redescendre au pied d’un joli cours d’eau.
Quadlib : Le prochain, on peut prendre le temps de discuter avant ?
Fabrice : bon sa passe finalement, que dirais-tu de se faire le cours d’eau ?
Quadlib : c’est profond ? Il est amphibie le Rhino ?
Pour ceux qui n’ont pas bien regardé, il n’y a pas de porte.
Nous voilà dans le cours d’eau entrain de le remonter à contre courrant provoquant devant le capot une magnifique vague et l’eau qui commence à monter dans « l’habitacle »
Le moteur lui ne s’essouffle pas et le rhino avance.
Fabrice s’arrête regarde la berge.
Fabrice : Normalement on devrait pouvoir ressortir là, je vais mettre le blocage de pont.
Une petite manœuvre (il faut dire que le rhino est plus long qu’un quad) une petite ripade de l’arrière avec le coup de gaz qui va bien et le rhino ressort de l’eau avec une facilité déconcertante.
Ensuite une petite accélération sur le plat pour arriver au point de départ.
Nous descendons du Rhino, pour passer à une explication technique. Pour faire court, le Rhino à de quoi satisfaire les chasseurs, les agriculteurs et surtout tous ceux en manquent de nouvelles sensations.
En dehors de la mécanique du Grizzly, on retrouve un allume cigare pour brancher tout appareil, une boite à gant, l’instrumentation de bord est complète, la benne basculante d’une utilisation facile, toutefois elle reste un peut haute pour charger quelque chose de lourd à la main.
Les débattements sont sans reproche et au vus de la démonstration cette mécanique est vraiment efficace.
C’est au tour de Greg Lassaigne de prendre le volant accompagné de la charmante hôtesse de Martin-Motos pour faire un tour de la piste trial.
Si Fabrice nous a fait une démonstration technique et tout en souplesse, il n’en sera pas de même pour le double champion de France qui ne se prive pas de chercher les limites de cette machine qu’il découvre comme nous.
Cela dit, pas de folie, Greg prend le temps de se mettre en main le Rhino en passant dans des zones faciles mais très vite il trouve ses marques (c’est véritablement un pilote polyvalent) et attaque les zones plus agressives.
A commencer une montée suivie d’une descente qui se termine par un petit mur de 2m, Greg place le Rhino à la limite de l’adhérence jusqu’au point de décrochage et le Rhino glisse sans lever de l’arrière jusqu'à la belle flaque d’eau qui ne manquera pas d’amuser les quelques spectateurs que nous sommes.
Le rhino ressort avec un beau petit nuage d’eau sans encombre.
Greg passe ensuite sur les devers, le Rhino penche de gauche à droite sans que les roues quittent le sol.
Enfin pour terminer cette démonstration, un petit passage sur la zone d’enchaînement rapide avec trou, bosses et virage relevé (très relevé).
Tout se passe sans encombre et c’est sur un petit appel que Greg nous montre que le Rhino peut aussi faire de petit saut tout comme un Grizzly.
A ce moment Christophe de Martin-Motos nous propose de faire l’essai, c’est un spécialiste du quad et du 4X4 qui monte à coté de moi pour donner quelques conseils avisés.
Tout d’abord contrairement à un quad il ne faut pas bouger, mais se caler dans le siège car c’est dans le dos que l’on ressent le plus les choses … ce qui n’est pas simple à assimiler au premier tour.
Dans la mesure où cet engin a aimablement été prêté par Yamaha, que l’enveloppe est déjà conséquente, je ne prendrais pas le risque de le retourner, alors j’attaque doucement.
C’est à ce moment que l’on se demande si l’on est à bord d’un Quad ou d’un 4X4, disons que sa souplesse et sa légèreté (comparé à un 4X4) lui donne la maniabilité d’un Quad et que sa position de conduite nous fait plutôt penser à un 4X4 de trial.
C’est assez déroutant au volant à l’approche de la première montée on est tenté de se pencher en avant et face à l’imposant Rhino on se dit que ça ne montera pas. Avec une bonne explication : se caler dans le siège mettre un bon coup de gaz en bas puis rester sur le couple pour s’arrêter en haut en douceur. Dit comme ça tout va bien, sauf qu’une fois en haut il faut redescendre et au bout du capot on ne voit que l’horizon, ave une légère pression sur le frein en faisant attention de ne pas perdre l’adhérence, le Rhino descend doucement et l’on ressent dans les commandes toutes les réactions de la machine à l’identique d’un Quad.
Les devers sont ce qu’il y a de plus impressionnant, l’imposant arceau donne l’impression que le Rhino peut vite basculer alors qu’il faut reconnaître que même si le seuil de bascule est plus vite atteint que sur un grizzly, il reste bien plus qu’honorable et bien plus loin qu’un 4X4.
Dans les parties de bourbiers, entre autre une très belle démonstration de Greg, le Rhino est très loin d’être ridicule à un tel point qu’il a réussi à passer où les Quads 4X4 se plantent. Son empattement et son débattement en fond un véritable tout terrain.
Pour conclure, le Rhino est bien une machine hybride, elle offre une meilleure protection qu’un quad ce qui le rend encore plus rassurant mais affiche aussi de belles performances. Par contre, terminer les séances de mouvements sur la selle pour déplacer le centre de gravité, mais le passager lui profite aussi bien que le pilote du paysage.
Une petite formation est vraiment nécessaire avant de se lancer au volant de cette machine qui donne tout de même pas loin de 50ch pour 450 kilos.
Yamaha ne valide que certaine de ses concessions, après avoir reçu une formation, pour conduire le Rhino pour que celles-ci puissent transmette les bonnes consignes de bases avant de prendre la route des grands espaces. C’est une initiative à souligner.
Merci à Martin-Motos,Cat’Roues, Fabrice de Yamaha Motor France et Gregory Lassaigne pour nous avoir fait découvrir le Rhino.
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