La F.F.Q a été invitée à participer à une réunion au Ministère de lâ??écologie et du développement durable tout dernièrement, mais revenons sur lâ??historique de cette invitation.
Vendredi 14 avril, nous apprenons par diverses sources quâ??une réunion aura lieu au M.E.D.D sur le thème principal de lâ??éventualité de la mise en place de parcours départementaux de randonnées motorisées, les fameux P.D.I.R.M. qui alimentent les conversations depuis plusieurs mois.
Nâ??ayant reçu aucune convocation officielle (nous subodorons que certains autres collectifs ou Fédérations ne souhaitaient pas notre présence à la même tableâ?¦) dès le mardi 18, nous mettions tout en Å?uvre pour connaître les tenants et aboutissants de cette « non convocation » en contactant les cabinets ministériels concernés. Après avoir passé pas mal de temps au téléphone et sérieusement argumenté du poids et de lâ??impact pédagogique de la F.F.Q. dans le monde des motorisés, Jean-Philippe Larcher obtient notre présence à la table des négociations.
Rendez-vous est donc pris pour le jeudi 20 à 14 heures à Paris. Alain Choiselat, président fondateur de la F.F.Q. et Philippe Larcher, porte-parole, font le déplacement pour présenter les arguments et desideratas de notre collectif, non sans avoir au préalable longuement préparé par téléphone et mail la liste des souhaits incompressibles de nos adhérents.
La réunion est présidée par Monsieur Luciani du cabinet ministériel de Madame Olin qui commence par un rappel des textes de lois en vigueur ainsi que des textes existants pour la mise en place des P.D.I.R.M. . Monsieur Luciani précisant lui-même que la loi est particulièrement explicite sur un point qui tient à cÅ?ur à tous les motorisés : la mise en place de P.D.I.R.M. ne remet pas en cause lâ??ouverture des autres chemins ouverts à la circulation à ce jour. Chose immédiatement confirmée par une juriste présente dans la salle.
Un autre point extrêmement important qui a été bien saisi et compris par le Mr Luciani. : la notion de « carrossabilité » introduite par la circulaire Olin, même si elle ne sâ??applique quâ??aux chemins privés, ne saurait en aucun cas être retenue comme un critère valable pour argumenter dâ??une interdiction de circulation sur un chemin. Le M.E.E.D est donc prêt à se pencher sur notre requête et à revoir sa copie afin de clarifier ce point qui laisse trop la subjectivité prendre le pas sur les textes.
Voici donc deux questions dâ??importance qui sont sur la table des négociations et sur lesquels nous ne désespérons pas de trouver un accord favorable.
Un des buts principal de cette réunion (il en est prévu neuf autres) était aussi de former un groupe de réflexion pour lâ??élaboration du
ier des charges nécessaire à la réalisation dâ??un P.D.I.R.M. La réalisation étant à la charge des Conseils Généraux, charge à eux de définir et de trouver les moyens financiers ad hoc.Vient ensuite le traditionnel tour de table ou chaque collectif a pu se présenter succinctement. Il apparaît clairement que les motorisés représentés par la F.F.4X4, la F.F.Q, CODEVER, F.F.M., ne représentent que 20 % des instances présentes, le reste des intervenants étant F.F.R.P., F.F.C., F.F.C.A.M., France Nature Environnement, C.A.L.M.E, Mountain Wilderness, les représentants des collectifs écologistes, naturologues, ou pédestres, Fédérations de propriétaires forestiers et sylviculteurs.
Ensuite le débat sâ??engageât sur les revendications de chaque partie, avec des interventions de plus en plus virulentes, principalement entre Mountain Wilderness et Codever qui se lancèrent dans une sorte de joute verbale fort peu appréciée des autres participants et qui généra de nombreux rappel à lâ??ordre par le représentant du ministère. Donnant ainsi dans un premier temps une bien piètre vision du sérieux des débats qui pouvait suivrent.
Au bout dâ??une heure trente, le Codever décide de quitter la table ronde. Nous apprenons quelques minutes après leur départ quâ??ils seront reçus pas plus tard que le lendemain par ce même ministèreâ?¦et plus précisément par Monsieur Bousiges, Directeur du cabinet de Madame Olinâ?¦ Faire cavalier seul serait donc, aux yeux de certains, la meilleure méthode, lâ??union des forces et des convictions convergentes ne serait donc quâ??un leurre ? Cela peut laisser songeur pour lâ??avenir.
Bref, le calme ayant repris la place qui est la sienne dans toute réunion entre gens courtois, de franches discussions ont vues le jour avec des points clairement abordés tel que les nuisances sonores, les traces laissées par les machines, etc�
De très bonnes interventions du Président de la FF4X4, qui a toujours su remettre le débat sur les bons rails lors de points épineux pour les motorisés. Et force est pour nous de constater que la globalité des visions de lâ??avenir de la F.F.Q. et de la F.F.4X4 sont très proches et quâ??ils apparaît que nous sommes sur la même longueur dâ??ondes sur beaucoup de sujet. Notamment sur le point sensible des P.D.I.R.M. ou les deux entités sâ??entendent pour défendre le fait quâ??ils sont acceptables si ils ne sont pas un moyen détourné de parcage et sâ??ils sont élaborés de façon rationnelle, c'est-à -dire en prenant en compte les légitimes revendications des principaux utilisateurs motorisés. La FFM ayant elle aussi fait une longue intervention en ce sens sur le sujet.
Le C.A.L.M.E (association environnementaliste) a fait beaucoup de propositions concernant les P.D.I.R.M., certaines intéressantes et dâ??autres moins acceptables, mais en laissant toujours la porte ouverte à lâ??argumentation motorisée et à la négociation sur les solutions intermédiaires à trouver.
Dâ??ailleurs, les motorisés ont proposé de tester dans des départements communs avec eux lâ??élaboration de P.D.I.R.M. test. Eventuellement dans les Hautes Pyrénées, le Cantal, la Nièvre ou lâ??Eure. Ce qui serait une façon rationnelle de constituer une base de données réelle des avantages et inconvénients du système.
Il nous faut avouer que nous nous attendions à plus de virulence de la part des non-motorisés, qui après le départ du Codever se sont attachés à trouver des solutions ménageant la chèvre et le chou.
En conclusion, cette réunion a donc ouvert un dialogue qui a permis à la fois de montrer notre résolution sans faille à défendre notre activité quad de randonnée mais aussi à montrer aux collectifs qui ne nous connaissait pas, que nous sommes des citoyens responsables, ouverts aux soucis des autres utilisateurs de la nature, proche des préoccupations écologiques, essayant en toute bonne foie de jouer notre rôle dâ??éducation au sein du milieu motorisé. Quoi quâ??il en soit, nous resterons bien sur extrêmement vigilants sur les propositions qui nous seront faites et lâ??intégralité du contenu des ces réunions vous sera toujours restituée par nos porte-parole, sans déformation des propos ni de leur sens, sans mensonge ni omission.
Gageons que notre sérieux et notre calme nous emmènerons lors des autres réunions de travail, à trouver des pistes de solutions ou chacun trouvera son compte et qui garantirons de manière pérenne une utilisation sereine à tous les utilisateurs des chemins, motorisés ou pas.
Câ??est en tendant la main quâ??on reçoit lâ??amitié.
*Jean-Philippe Larcher & Eric Fickinger
Porte-parole de la FFQ
(*présent à l'intégralité de la réunion)

Avec
Faire du quad à 



